Méthode du Collectif

Nous souhaitons être légitime en réalisant des études en bonne et due forme. Nous avons alors pris notre bâton de pèlerin et fait le tour des services d’urbanisme des communes limitrophes du Blavet sur notre secteur d’influence.

Nous souhaitons en parallèle travailler au développement de notre connaissance sur les milieux : mise en place d’un réseau de thermographe, suivi des éclusées, suivis des frayères, analyses génétiques, réalisation de suivi de colmatage, réalisation des pêches électriques pour connaître les espèces présentes dans les cours d’eau, suivi des espèces d’invertébrés, …

Après avoir acté le fait d’être légitime administrativement et d’avoir réalisé le diagnostic de notre territoire, nous allons travaillé à l’identification des problèmes impactant. Même si nous sommes sur un secteur complètement artificialisé, seuils, débit, barrage, prélèvement d’eau, éclusées, tronçon court circuit, tourisme, …,

Nous allons définir les travaux et actions qui sont à notre portées (financier et de compétence).

Nous allons identifié les différents partenaires financiers, techniques et réglementaires et nous allons orienté nos actions sur l’amélioration des capacités d’accueil et des habitats aquatiques : arasement des ouvrages infranchissables (seuils, pont buse, prise d’eau de canaux) pour rétablir les continuités écologiques, mise en place de bloc et souche pour diversifier les habitats, discussion avec EDF afin d’atténuer les effets des éclusées et des déversés, … Tout cela dans le but de favoriser le maintien et le développement des populations des espèces vivants dans le Blavet ainsi que des populations d’invertébrés et des autres poissons tout aussi importants, comme le saumon, l’anguille ou l’alose pour ne citer qu’eux, et tout cela dans le but de maintienir la biodiversité dans un contexte très particulier.

Nous allons travaillé sur le volet réglementaire, en utilisant les différents moyens juridiques à notre disposition pour faire respecter la législation.

En clair, nous essayons à notre échelle de favoriser la résilience des milieux aquatiques.
Au delà des actions importantes citées précédemment, nous pourrons réaliser des petites actions comme la mise en place d’affiche et des rues balises afin que les pêcheurs et le grand public ne piétinent pas les zones favorables à la reproduction, en passant par la mise en place de pierre ou de branches ou troncs afin de créer des caches ou de maintenir des adoux sur ces milieux très impactés.

On va développer un volet communication pour apporter un maximum d’informations au grand public.
Dans ce cadre, nous avons mis en place 5 panneaux pédagogiques, qui developpent plusieurs thèmes comme la vie aquatique, les espèces présentes dans les cours d’eau, leur protection comme éviter de faire des barrages de galets l’été…. On fait passer également nos messages ainsi que les différents moyens de communication comme les réseaux sociaux, notre blog ou le site internet.

Bien entendu on ne peut pas conclure sans évoquer l’ensemble de nos partenaires avec qui nous souhaitons travailler. La région Bretagne et le département du Morbihan, les services du SAGE et de la CLEF, l’agence de l’eau, les collectivités locales du bassin mais aussi l’ensemble des associations et pour finir l’ensemble des bénévoles avec un clin d’œil particulier à leurs proches qui acceptent de leurs laisser du temps pour apporter un peu d’amélioration à ces milieux largement impactés.